Qu’est-ce que le chantier ?

Le chantier d’insertion a été mis en place en 2009 par la Communauté de Communes des Portes de la Thiérache. Il s’agit d’un dispositif d’insertion basé sur le contrat de travail. Les bénéficiaires sont embauchés en Contrat à Durée Déterminé d’Insertion (CDDI) à raison de 20 heures par semaine. Le CDDI est signé pour une période de 4 à 6 mois et peut être renouvelé.

Le chantier d’insertion comprend 2 volets :

  • Un support technique avec la réalisation de travaux de restauration du patrimoine ;
  • Un accompagnement social et professionnel (ASP) régulier.

Le chantier d’insertion est composé de 12 salariés. Sur l’ensemble des places, 8 sont destinées à des bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA), 1 à un bénéficiaire de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), 1 à une personne avec la reconnaissance travailleur handicapé (TH) et 2 à des jeunes de moins de 26 ans.

En intégrant un dispositif d’insertion, les salariés se voient délivrer un agrément d’Insertion par l’Activité Economique (IAE). Réservée aux personnes éloignées de l’emploi comme les bénéficiaires du RSA  ou les jeunes de moins de 26 ans en difficulté, l’objectif de l’IAE est de favoriser leur insertion dans la vie sociale et professionnelle. L’agrément est délivré à une personne une seule fois dans sa vie professionnelle pour une durée de 24 mois. Pendant la durée du dispositif, le salarié bénéficie d’un suivi et d’un accompagnement renforcés prenant la forme d’entretiens individuels, d’ateliers de recherche d’emploi ou d’évaluations.

Comment se déroule le chantier ?

Un support technique : la restauration du patrimoine rural

Les salariés sont embauchés comme ouvriers du bâtiment. Les travaux consistent en :

  • de la petite maçonnerie, c’est-à-dire du rejointoiement de façade en briques et pierres, la réalisation de dalle en béton ou d’enduit, la mise en place de torchis, etc. ;
  • des travaux intérieurs comme de la peinture et papiers peints ou de la pose de placo ;
  • d’autres travaux ponctuels en fonction de la demande des communes, par exemple du bauchage.

Le chantier intervient sur des bâtiments publics tels que des églises, des lavoirs, des mairies, des monuments aux morts ou des logements communaux. Deux équipes de 6 salariés sont formées, l’une travaillant en début de semaine et l’autre en fin de semaine. Les équipes sont encadrées par Pascal CHARLIER qui veille au bon fonctionnement du chantier d’insertion (organisation, logistique, répartition des tâches aux salariés, respect des règles) mais aussi à l’assiduité des salariés vis-à-vis de l’accompagnement socio-professionnel.

L’accompagnement socio-professionnel (ASP)

L’ASP est assuré par un conseiller en insertion. Il suit les salariés chaque semaine en entretien individuel pour :

  • les aider dans les démarches sociales (logement, santé, mobilité, etc.) et professionnelles (inscription et actualisation Pôle Emploi, inscription en agence d’intérim, CV, etc.) ;
  • construire le projet professionnel à l’aide de tests de personnalité ;
  • définir des objectifs à atteindre durant la durée du contrat : permis de conduire, stages en entreprise, entrée en formation qualifiante, recherche d’emploi, etc.

L’ASP, c’est aussi des informations collectives :

  • Des ASP renforcés consacrés à des thématiques spécifiques : savoir-être, lettre de motivation, préparation d’un entretien d’embauche, etc. ;
  • Bilan de santé (information collective et bilan individuel) ;
  • Visite AFPA pour découvrir les formations qualifiantes ;
  • Information de professionnels de santé sur l’addictologie (ELSA) ;
  • Informations collectives sur les droits à l’allocation chômage et droits au RSA.

A la fin du chantier

  • Acquisition de connaissances ;
  • Expérience à valoriser dans le CV : travaux et stages ;
  • Possibilité de réaliser des formations ;
  • Possibilité d’être renouvelé ;
  • Suivi après chantier.

Le financement

  • L’Etat finance les salaires.
  • Le Conseil départemental participe en versant une subvention calculée par rapport au nombre d’équivalents temps plein effectués par les bénéficiaires du RSA.
  • Les communes qui font appel au chantier d’insertion pour la réalisation de travaux financent les matériaux.
  • Le reste des dépenses est à la charge de la communauté de communes comme le matériel.